De Carthage à Dougga, de Sbeitla à Bulla Regia: La longue histoire des théâtres antiques - Le Temps Tunisie
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Théâtres antiques

De Carthage à Dougga, de Sbeitla à Bulla Regia: La longue histoire des théâtres antiques

Dimanche 10 Décembre 2017
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Il existe en Tunisie une petite centaine de théâtres antiques identifiés par l’archéologie. Certains sont encore enfouis ou partiellement excavés mais quatre d’entre eux sont encore utilisés. Ils témoignent de l’enracinement profond du quatrième art en Tunisie. Un rappel historique dans le sillage des JCC 2017...

S’il est un élément qui atteste de l’enracinement du théâtre en Tunisie, c’est bien la profusion des théâtres antiques. En effet, notre pays compte parmi son héritage patrimonial une petite centaine de ces théâtres nés en général au deuxième siècle.

La plupart de ces théâtres ont été repérés par les archéologues et se trouvent encore enfouis sous la poussière des siècles. Certains sont partiellement excavés et se trouvent dans des sites qui restent peu visités. D’autres enfin, sont encore exploités de nos jours. En effet, le public des festivals d’été a encore la possibilité d’assister à des spectacles dans plusieurs théâtres de plein air qui remontent à l’antiquité.

 

Quatre théâtres antiques encore en usage

Le plus emblématique de ces théâtres est bien entendu celui de Carthage qui a été remis à l’honneur dès le début du vingtième siècle. Restauré, réaménagé, ce théâtre garde sa structure antique et l’écho des siècles. Un autre théâtre, celui de Dougga, accueille aussi un festival de premier plan qui se déroule chaque été. Ce festival de Dougga est un des plus anciens festivals en Tunisie et se caractérisait dans le temps par sa propension à accueillir le théâtre classique.

Parmi les autres théâtres antiques en excellent état et qui continuent à servir de nos jours, il convient de mentionner ceux de Sbeitla et de Bulla Regia. Tous deux sont des fleurons de l’architecture romaine et soulignent cet aspect du patrimoine tunisien. Ainsi, quatre théâtres dont les racines remontent au deuxième siècle, sont encore en usage de nos jours, tout en ayant gardé leur structure originelle. Le fait est suffisamment rare pour être souligné et évoque l’enracinement du quatrième art en Tunisie.

 

Entre Terence Afer et Odéon de Carthage

Ce rappel historique méritait d’être souligné en cette période durant laquelle se déroulent les Journées théâtrales de Carthage. De plus, il est utile de mettre en valeur un autre fait d’importance. Il s’agit de l’apport au théâtre antique du dramaturge Terence Afer, un natif de Carthage qui compte parmi les auteurs les plus réputés de l’Antiquité. Terence est l’auteur de nombreux textes écrits au deuxième siècle avant J.C et reste aussi célèbre pour sa fameuse maxime selon laquelle «Rien de ce qui est humain ne m’est étranger».

Plus largement, les villes antiques disposaient de plusieurs lieux de spectacles, notamment les théâtres et les odéons. A ce titre, il existe à Carthage les vestiges d’un odéon antique aux côtés du théâtre que nous connaissons tous.

Hatem BOURIAL