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Les journées culturelles du Maroc en Tunisie: Sous le signe du dialogue et du bon voisinage

Dimanche 10 Décembre 2017
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Les journées culturelles du Maroc en Tunisie: Sous le signe du dialogue et du bon voisinage

L’Acropolium de Carthage a abrité mardi 5 décembre, en présence du ministre de la Culture M. Mohamed Zinelabidine, et de son Excellence, Mme Latifa Akharbach, ambassadeur du Maroc à Tunis,  l’ouverture des Journées culturelles marocaines qui se poursuivent jusqu’au 19 de ce mois, sous le signe du dialogue et du bon voisinage. 

Une ouverture en beauté, assurée par l’Orchestre international « Moultaqa Assalam », (Rencontre et paix) qui a donné sous la direction du célèbre artiste marocain, Ali Alaoui, un concert haut en couleurs, intitulé « Horizons andalous », une manière de  célébrer une Andalousie multiculturelle qui fut le symbole de coexistence entre diverses Communautés et religions.

 

L’Andalousie dans sa diversité

Des pans de la culture et de la  musique, andalouses, ont constitué la trame du spectacle qui a été une véritable invitation au voyage à travers le temps  et l’espace pour découvrir ou revisiter, l’histoire commune de plusieurs pays notamment, le Maroc, terre de  rencontres et carrefour de civilisations.

Un voyage au rythme d’arrangements musicaux et de chants puisés dans le répertoire andalous, accompagnant une chorégraphie de flamenco exécutée par Serena de Sousa,  danseuse espagnole,  au cours duquel le public a été invité à revivre cette cohabitation entre Arabes,  Berbères, Juifs et Espagnols, d’où le choix   pour des morceaux comme, « Tableau des trois religions », donné par un Ensemble réunissant une pléiade d’artistes venus de pays d’horizons divers. 

Professeur de musique, diplômé d’État, option musiques traditionnelles, né à Fès, Ali Alaoui étudie au conservatoire de musique arabo-andalouse de sa ville natale et pratique l’art des percussions depuis son enfance dans un environnement musical hérité du Maghreb, du Moyen-Orient, de l’Andalousie et de l’Afrique.

En 1999, lors d’une tournée en France qui le mène jusqu’au Salon du livre de Paris, il découvre que la culture musicale du monde arabe, encore peu diffusée hors de ses frontières, suscite un réel intérêt auprès des artistes et du public occidentaux. L’occasion lui est donnée d’enseigner les percussions orientales à Toulouse dans l’une des meilleures écoles de jazz et de musiques actuelles de France « Music Halle ». C’est là qu’il commence à transmettre son art et sa culture. 

En 2004, il crée l’Ensemble « Moultaqa Assalam » dans lequel il présente la diversité musicale du Maroc tout en travaillant sur le métissage culturel avec la France et l’Espagne. Leur premier double album, « Chemins croisés en Méditerranée »,  est enregistré en 2009. 

 

Hommage à Fatima Mernissi et Droits de l’Homme

Outre la musique, on relève dans le programme de ces  Journées,   divers volets aux couleurs marocaines qui sont proposés au public ; tables rondes, cinéma et gastronomie. Et, parmi les points forts,   la rencontre qui aura lieu demain lundi 11 décembre, au Centre International de Formation des Formateurs et d’Innovation Pédagogique (Lac 2), sous le thème : « Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté, les questions de la liberté et de la responsabilité » ; en partenariat avec l’Institut Arabe des Droits de l’Homme, le Conseil National des Droits de l’Homme du Maroc, avec le soutien du Ministère tunisien de l’Education.   

M. Driss El Yazami, Président du Conseil National des Droits de l’Homme présentera à cette occasion, une intervention sous le thème : « L’éducation aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté au Maroc : contexte, acquis et défis ».

Pour célébrer la mémoire d’une grande écrivaine maghrébine décédée en 2015, un grand hommage à titre posthume,  sera rendu le mercredi 11 décembre, par l’Ambassade du Maroc, en partenariat avec le Collectif « les Journées Féministes Maghrébines » et la Bibliothèque Nationale, à  Fatima Mernissi, sous le titre « Combats de femmes Maghrébines, Fatima Mernissi, l’œuvre et l’exemple ». Invitée pour l’occasion, Fatima Zahra Zriouel, professeur chercheur et écrivaine marocaine, qui a traduit de très nombreux ouvrages de l’auteure disparue, fera une intervention   sur le thème  « L’apport de l’œuvre de Fatima Mernissi à la pensée féministe maghrébine ». 

Sociologue et écrivaine, Fatima Mernissi a été une voix essentielle des débats sur l’islam et les femmes. Citons parmi ses nombreux ouvrages: « Le monde n’est pas un harem »,  « Sultanes oubliées : femmes chefs d’Etats en islam »,   « Rêves de femmes : une enfance au harem », « La Peur-Modernité : conflit islam, démocratie »…

Pour cibler enfin le public en dehors de la capitale, une journée dédiée au court métrage sera organisée le samedi 16 décembre  à Monastir, avec le soutien du Centre Cinématographique Marocain.  

Et,  cerise sur le gâteau, la gastronomie marocaine sera dévoilée au grand jour dans un hôtel de la banlieue nord, avec la découverte des traditions et des innovations culinaires de ce pays frère et ami.

Pour renforcer les  rapports d’échange, d’amitié et de bon voisinage qui lient plus que jamais les deux pays,  l’Ambassade du Maroc organise en clôture de ces Journées, (le 19 décembre 2017),  un dîner thématique en l’honneur des membres de l’Association des Anciens Etudiants Tunisiens au Maroc.

Sayda BEN ZINEB

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