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Administration publique tunisienne

La réforme sous la loupe du CJD

Vendredi 24 Novembre 2017
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• « Le sujet de la réforme administrative a toujours été traité d’une  façon technique et politique. En tant que PME, on ne voit rien de concret  sur le terrain. Bien au contraire, on  relève même des complications.  Même après l’entrée en vigueur du code d’investissement le 1er avril 2017, on est confronté  à des problématiques d’application de ce code », affirme Wafa Laâmiri, Présidente nationale de la CJD. 

 

Le Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprises CJD et la Konrad-Adenauer-Stiftung KAS ont organisé hier un débat portant sur la réforme de  l’administration. Cette initiative a été initiée depuis l’année dernière  pour mesurer la satisfaction et la perception des dirigeants d’entreprises par rapport aux administrations publiques.

Entamant le débat, Wafa Laamiri, Présidente nationale de la CJD a  réitéré l’urgence de la réforme des administrations publiques. Elle a indiqué également que la longueur des délais et la lourdeur et la complexité des procédures administratives font que l’une des réformes majeures les plus attendues en Tunisie et celle de l’administration publique. 

Et d’ajouter : «  La réforme de l’administration publique  a toujours été traité d’une  façon technique et politique. On parle  toujours de réforme mais nous, en tant que PME, on ne voit rien de concret  sur le terrain. Bien au contraire, les complications se multiplient et ce même après l’entrée en vigueur du code d’investissement le 1er avril 2017. Mais c’st au niveau de l’application du nouveau code que le bât blesse. Des complications administratives  qui freinent à la fois  la création et le développement des unités productives. La  PME est en train de subir non seulement les effets de la pression fiscale, de la dévaluation du dinar, de l’inflation  mais, elle subit encore plus la lourdeur administrative qui a vraiment compliqué les choses ».

Une nécessité d’une administration moderne et d’un cadre juridique adéquat 

D’autre part, Slim Feriani, nommé récemment ministre de l’industrie et de la PME  a souligné tout d’abord  que  l’ajout du mot « PME »  au nom du ministère de l’industrie signifie déjà  un  message fort au profit des PME en Tunisie.  

« Au sein de notre ministère, il y a une grande direction générale  en faveur des PME qui représentent la grande majorité du tissu économique tunisienne. Nous sommes tous d’accord que l’administration est un  acteur important et surtout incontournable dans le processus entrepreneurial et aussi, au niveau d’autres activités courantes de l’entreprise  économique. Par la suite, l’administration peut avoir un impact positif ou négatif sur le climat des affaires et la compétitivité en général. Pour réussir le challenge d’améliorer le climat d’affaires ainsi que le classement de la Tunisie  à l’échelle internationale, On est conscient que la promotion de l’investissement, de développement et de la compétitivité des PME  doit s’appuyer  premièrement sur l’administration moderne, efficiente et efficace de façon à être au diapason de l’innovation technologique et deuxièmement sur le cadre juridique réglementaire adéquat. On estime que cette efficacité peut se décliner autour de  quatre axes principaux : la simplification et la transparence des procédures, la réactivité, la digitalisation  et la lutte contre la corruption. Malgré que plusieurs chantiers sont déjà engagés ou même achevés, citons l’exemple du code d’investissement, Smart Tunisia… Mais pour améliorer le climat des affaires, il ya encore du chemin à parcourir », a-t-il  déclaré. 

Le ministre a indiqué aussi qu’il est vrai qu’il est indéniable que le secteur privé ait toujours une vitesse d’avance sur le secteur public. Mais il n’ ya aucune raison  pour que le secteur public  ne s’emploie pas à agir dans le même sens. 

Khouloud AMRAOUI

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