Derrière Belaïd et Brahmi… - Le Temps Tunisie
Tunis Mardi 17 Juillet 2018

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Jul.
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2018

Chronique

Derrière Belaïd et Brahmi…

Vendredi 24 Novembre 2017
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La vérité qui pousse de toutes ses forces, pour défoncer toutes les portes fermées. Le dernier verrou va sauter.  Crimes d’Etat, crimes politiques, crimes commandités, avec des assassins patentés, vendus au plus offrant, à la solde de toutes les causes obscures, pourvu qu’elles soient grassement attribuées, il n’est pas question d’imaginer, une seule seconde, que l’oubli  va les ensevelir sous un linceul de silence, jusqu’à l’éternité, parce qu’il s’agit d’expier. Ici-bas d’abord pour soldes de tout compte et pour le reste, l’éternité y pourvoira quand la clepsydre se sera vidée. 

Se trompent tous ceux qui pensent, que de procès ajournés en procès ajournés, toutes les preuves auront eu le temps d’être escamotées, les traces effacées, et les messages téléphoniques, compromettants et loquaces, nettoyés et les codages brouillés. 

Il n’y a pas de crime parfait, lorsqu’il est si aisé de se glisser dans la tête de celui  qui a tiré sur la gâchette pour tuer, à partir du moment où il s’est mué en un vulgaire pion, manipulé sur un échiquier, sachant que pénétrer dans le cerveau de celui qui, à l’intérieur de son bureau calfeutré en chambre d’opération avérée, a tout équarri, au millimètre près, n’est pas affaire impossible non plus. 

Du coup, pister à rebours, muni de la patience de Job, que rien ne peut entamer, peut être autrement fructueux. Et bénéfique. O combien ! Sont dans l’erreur, absolue, tous ceux qui pensent que le pays oublie. Et qu’il a enterré ses martyrs, sans autre forme de procès, en s’arrangeant pour que les accointances, les concomitances, et  tout « l’apparatchik » mouillé, brouille les traces jusqu’à plus soif, lâchement assis sur le confort de ses pleutres certitudes, sans comprendre que la vérité, se marre déjà, en pensant à la tête de ceux qui tiennent une grenade dans les mains, et ne se rendent pas compte qu’elle va, sous peu, leur sauter au visage. Elle est dégoupillée mais ils ne le savent pas encore…

Samia HARRAR