Le réalisme des Aghlabides ! - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 19 Janvier 2018

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Jan.
20
2018

JSK-ESS (1-0)

Le réalisme des Aghlabides !

Samedi 18 Novembre 2017
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Stade Hamda Laâouani
Pelouse ne bon état.
 Température  hivernale
Assistance  moyenne
But :  Sabri Laâmari  (58’)
Arbitre : Oussama Razgallah
Formation des équipes  
JSK : Kaâli, Bouchniba,Ben Dahnous, Abbés, Bacha, Sylla, Zaidi( Sassi 16’), Mandoga (Bouguerra 88’), Salhi (Traoré), Laâmari, Traoré
ESS : Belbouli, Naggez, Ghazi, Bédoui, Konaté, Trabelsi, Ben Amor, Brigui (Bangoura), Sfaxi (Chermiti) , Msekni (Lahmar), Maraî.
Avertissements :
Ben Amor, Bédoui (ESS)
 Abbés , Bouchniba, Ben Dahnous (JSK)

Entamée  sur  un  faux-rythme, la  période  initiale  fut  quelconque  des  deux   côtés.  Pour les  locaux  qui ont  opté  pour  un pressing  bas et médian parfois, en  cherchant   à exploiter  les    erreurs  de l’adversaire,  ont pêché  au niveau  de la  dernière passe ou  encore  au niveau  d’une  rapidité  d’exécution  «  exagérée » pour échouer   finalement  dans  les  vingt derniers  mètres. Deux  corners  ont  concrétisé  une  domination  locale   éphémère vite   relayée  par  des  visiteurs  qui  avaient du mal  à  retrouver  leurs repères  et  leur  football. En effet,  les  protégés de   Velud   en optant  pour  un classique  4-2-3-1  où  Marai  térs  et entreprenant  a tiré  son épingle du  jeu   en offrant  deux  occasions de  buts  à Sfaxi (42’) et  Msekni (39’). Pour le reste  l’ESS  semble   bloquée dans  sa démarche tant  elle  était   gênée  par  le  pressing de la JSK. Multipliant   les  erreurs , l’entrejeu  étoilé   surtout où  Msekni  est  réellement absent , n’a pas  été   en mesure  de  mettre la pression sur la défense  de  la JSK,  le relais  n’a pas  bien  fonctionné.  A l‘évidence  si  on comprend   une certaine  prudence,  on ne reconnait   pas  en revanche  cette  façon de procéder  des  Etoilés. Tout autre  fut  la seconde  mi-temps dans  la  mesure où les  deux  coachs  à la recherche  du coup  de grâce   essayent  d’apporter  la   correction tactique de nature  à  débloquer  la situation  en sa faveur. Les  étoilés  avec  vent  favorable   prirent  d’entré de la seconde mi-temps  les  choses  en mains. Mettant  la pression sur  leur  vis-à-vis, ils obtinrent   une série de corners  qui n’ont rien  donné, il faut dire que la  JSK  s’est  totalement  repliée  dans  sa  zone. Mais  le festival  des erreurs (passes à l’adversaire)  de l’Etoile  n’a  pas  cessé et sur  l’une d’elles  (Naggez, décidément  on se demande  ce qu’il fait  sur le terrain)  Sabri  Laâmari  profita  de l’aubaine pour  prendre à défaut l’axe  central de l’ESS  et  contre  le courant du jeu   ouvre   le score  sur  un tir à ras du sol (58’). Jusque-là  la  mission des  verts  est  bien remplie  car  non seulement  ils  ont su réduire les  espaces   devant les  avants étoilés  mais  en plus  ils parviennent  à surprendre  l’adversaire  mal  en point,  pour ne pas   totalement  méconnaissable.  Pour autant  les  sahéliens  n’ayant plus  rien à perdre  ont  investi  la zone adversaire   multipliant  les  assauts, obtenant  au passage  prés  de dix  corners  ( en une mi-temps), mais  buttèrent  sur  un gardien  Ali Kalai   dans  un grand  jour. Les  minutes défilant  et  l’ESS se faisait de plus en plus  menaçante  certes  mais   confondirent   rapidité et  précipitation.  A  plus d’une   occasion  les étoilés  eurent  le  but d’égalisation   au  bout des pieds, mais  une fois de plus  si  ce n’est  le gardien  c’est  la  transversale  qui  renvoie la balle ;  en dernier  la malchance   fut  de la partie  lorsque à la 92ième minute dans  un cafouillage  monstre, Amine  Chermiti  entré entre-temps  rata  la cage  vide. Bref,  peu importe  le résultat  du match,  ce qu’il faut  souligner  c’est  l’extrême   faiblesse de l’équipe sahélienne  qui  a manqué   de réalisme, de  mordant et  surtout  d’envie de jouer. Alors  quand  le coach Velud, avant le  match  déclare « que tout le groupe  a beaucoup de choses  à se faire  pardonner »  et après  cette  deuxième  défaite  successive  de son équipe , on a envie de  sourire… 

Sadok SLIMANE