Nécessité de diversifier les partenariats économiques - Le Temps Tunisie
Tunis Samedi 20 Octobre 2018

Suivez-nous

Oct.
22
2018

.

Nécessité de diversifier les partenariats économiques

Vendredi 17 Novembre 2017
نسخة للطباعة
• « Le processus des grands investissements vis-à-vis du secteur énergétique et environnemental est sur le bon chemin », affirme Ridha Saïdi, conseiller économique auprès du chef du gouvernement

L’heure est à l’amélioration du climat des affaires. Ainsi  figure au menu de toutes les réunions du gouvernement  ce sujet d’actualité brûlante. Un sujet qui prime sur tous les plans d’action.  La Tunisie s’appuie sur deux moteurs de croissance d’une importance vitale pour extirper l’économie du pétrin dans lequel elle s’enlise : deux objectifs de première importance, la première est de faire avancer et encourager  le climat d’affaires dans le pays et le second revient à booster l’exportation.  

Durant ces dernières années, le discours officiel  s’attache à sensibiliser les  hommes d’affaires et les entrepreneurs à  investir. Ceci  se reflète à partir de la mise en place du nouveau code d’investissement, corroboré par la tenue de la Conférence  internationale « Tunisia 2020 » organisée en 2016  relayée ensuite par le Forum tunisien de l’investissement « Tunisia Investment Forum 2017» qui a  rassemblé quasiment les  différents bailleurs de Fonds privés et publics.  Pour  la Tunisie, la priorité est résolument accordée à la mobilisation de l’investissement. 

A ce propos, Ridha Saïdi, conseiller économique auprès du chef du gouvernement nous a déclaré que l’année 2017  s’est traduite par une dynamique enregistrée dans  des différents secteurs à l’instar du secteur de l’agriculture et le secteur de la  télécommunication.  Et d’ajouter : «  On a enregistré dernièrement la remontée  du volume des investissements directs étrangers (IDE). Il faut axer donc sur les points positifs d’ores et déjà  réalisés.  Ainsi donc, le PLF 2018  se focalise sur la subvention à l’exportation et à l’investissement vu leur importance dans la relance économique et la création de richesse. Nous devons  nous consacrer encore plus de façon à encourager l’investissement intérieur  et étranger ». 

Dans le même ordre d’idées, M. Saïdi nous a affirmé que  le processus des grands investissements vis-à-vis du secteur énergétique  et environnemental est sur le bon chemin.  Alors que, la démarche  se fait à pas sûr au niveau du projet de  la valorisation des déchets : « Aujourd’hui, le  cadre juridique  est bel et bien  mis en œuvre  pour   assurer l’avancement  de la valorisation des déchets pour la production de l’énergie », a-t-il précisé. 

Quant au volet coopération, et suite à notre question  sur l’objectif de la  concentration de la Tunisie sur le marché africain  beaucoup plus que les marchés traditionnels européens, M. Saïdi nous a  répondu que dans le cadre de la vision du gouvernement, il est nécessaire de diversifier les partenariats économiques.   

L’Afrique  représente  le réservoir de la croissance mondiale 

« La Tunisie demeure un  excellent partenaire de l’Union Européenne. Toutefois, notre économie nationale, qui est un peu limitée, ce qui nécessite l’élargissement du marché à travers les partenariats économiques étrangers.  Notre vision c’est de faire de la Tunisie une plateforme des investissements en Afrique. Surtout que l’Afrique aujourd’hui représente le réservoir de la croissance mondiale. Tous les pays  convergent vers l’Afrique puisqu’elle est un terrain favorable pour tout type d’investissement.  Ceci sera bien mené et approfondi   avec la mise en exergue de  la diplomatie économique », a-t-il souligné. 

Khouloud AMRAOUI