Police sociale, quèsaco? - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 14 Octobre 2018

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2018

Chronique

Police sociale, quèsaco?

Jeudi 16 Novembre 2017
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Cela reste une rumeur.  Pour le moment. C’est justement une époque, propice aux rumeurs. Ou serait-ce un ballon d’essai? Dans les deux cas de figure, il est à souhaiter que cela fasse trois petits tours et puis s’en vont. Un trou dans l’eau. A la surface, quelques petites rides, ou ridules, comme une infime trace d’avant le néant, comme on court aux bonnes nouvelles tout en espérant pour le moins, qu’il n’y en ait pas, en fait de nouvelles, ce qui serait déjà en soi une bonne nouvelle. L’on en est là… 

Histoire d’en rajouter une couche, et l’on serait vernis pour le coup: une police sociale, c’est quoi au juste? Oulhazi, sur le plateau de Nessma, ne fera qu’effleurer un sujet, qui pourrait s’avérer explosif. Car il semblerait qu’en fait de police sociale, il serait plus judicieux, ou plus juste, de parler de police des mœurs.  Dont l’existence, ne serait pas avérée mais dont la simple évocation prend, très vite, les allures d’une épée de Damoclès qui pourrait prendre du service, incessamment sous peu, et qui pèse déjà comme une menace sur les libertés individuelles intra-muros, que d’aucuns (es) continuent de considérer comme une aberration dans un paysage qui dérange ô combien!, ceux qui louchent, d’un côté, sur l’Arabie Wahhabite, et de l’autre côté, sur l’Iran Chiite et sa police de la vertu qui en enlaidit le visage effroyablement, tout en faisant des messes basses pour que cela advienne sous nos cieux, habitués à beaucoup plus de douceur, et qui se rebiffent d’ores et déjà. Une police des mœurs en Tunisie? Le terreau n’est pas propice: ça ne prendra pas.

Samia HARRAR