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Election d’un président de l’ISIE: Scénario pour un échec programmé

Dimanche 12 Novembre 2017
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Election d’un président de l’ISIE: Scénario pour un échec programmé

La même  rengaine et les mêmes ambitions pour les membres de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) qui n’ont pas tiré la leçon et qui montrent, encore une fois et si besoin est, qu’ils dépendent de certains partis politiques auxquels ils font allégeance.

Au lieu de chercher un consensus, au niveau de l’Instance, ils continuent à montrer leurs divergences au plein jour.

Encore une fois, les candidatures pour la présidence de l’ISIE ont été nombreuses ce qui augure d’un autre échec, avec beaucoup de perte de temps, pour sortir de la crise et commencer le travail sérieux en vue de réussir les législatives partielles d’Allemagne et de se pencher, avec plus de sérieux encore, sur l’organisation des élections municipales.

Il semble donc que les intérêts personnels et partisans ont pris le dessus et que l’ISIE ne sera pas dotée d’un président, pour cette fois, en attendant des jours meilleurs et que la coalition au pouvoir daigne, enfin, penser à l’intérêt du citoyen.

De nombreuses échéances attendent cette instance, mais cela ne semble pas être le souci des membres de l’Instance et qu’ils ne pensent qu’à servir leurs maîtres, sans aucune autre considération.

Ainsi, six candidats se sont présentés pour le titre et ceux sont Farouk Bouasker, Nejla Brahem, Anis Jarboui, Anouar Ben Hassan, Nabil Azizi et Mohamed Tlili Mansri, alors que Adel Brinsi, membre de l'ISIE chargé de la communication, n’en avait annoncé, auparavant, que trois.

Réunis vendredi soir, les membres du Conseil de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) ne sont pas parvenus à un consensus sur les candidatures à la présidence de l'instance, a-t-il regretté. Il a affirmé que les membres de l'ISIE sont prêts à accepter et à traiter avec le candidat qui sera choisi par l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) lors de la plénière programmée pour mardi 14 novembre. 

Au cas où le président de l'instance est élu, l'instance effectuera, sans plus attendre, un tirage au sort pour le renouvellement du tiers de ses membres, conformément à l'avis consultatif du Tribunal administratif. Il s'agit, a-t-il relevé, d'une issue juridique à la crise que connait l'instance depuis quelques temps.

AdelBrinsi a révélé que son nom figure parmi les candidats à la présidence de l'instance, se refusant de dévoiler le nom des autres postulants.

La veille, le président provisoire de l'SIE, Anouar Ben Hassan, avait déclaré à l'agence TAP avoir convoqué les membres de l'instance pour des concertations sur des candidats consensuels pour la présidence de l'ISIE, "afin de sortir de l'impasse''. "L'image de l'ISIE a été beaucoup altérée auprès de l'opinion publique" a-t-il regretté.

Mais, ce n’est pas, seulement, cette image qui est des plus terne, surtout que le nombre des candidatures prouve qu’on est tombé de Charybde en Sylla, puisque la Tunisie est passée de la dictature d’une personne à celle des partis politiques dont l’intérêt prime sur ceux de la patrie.

Entretemps, la promulgation du Code des collectivités locales traîne en longueur et il est certain que son adoption n’est pas pour bientôt.

Selon Brinsi, la tenue des élections municipales dans les délais (25 mars 2018) dépend de l'adoption du Code, et il a rappelé que l'ISIE a eu de grandes difficultés à convaincre les partis politiques de cette nouvelle date.

Cité dans un communiqué publié vendredi par le parlement, Mohamed Ennaceur, président de l'ARP, avait réaffirmé le souci d'appliquer la loi et d’assurer la primauté de la Constitution dans l'élection du président de l'ISIE. Il a insisté sur l'engagement du parlement à réunir les meilleures conditions de travail à l'instance électorale et à contribuer activement à la réussite du processus électoral.

F.S.

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