Attijari Bank et la STEG, signent un accord de financement de 361 millions de dinars - Le Temps Tunisie
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Partenariat Public Privé

Attijari Bank et la STEG, signent un accord de financement de 361 millions de dinars

Mercredi 8 Novembre 2017
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Attijari Bank et la STEG

Au cours d’une conférence de presse tenue hier au  siège de la Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz (STEG), la STEG et Attijari bank  ont signé une convention de financement du programme national PROSOL (Thermique et Electrique) 2017-2021 d’un montant  global de 361 millions de dinars. 

La signature de la convention (Partenariat Public Privé) a vu la présence de M.Moncef  Harabi, PDG de la STEG, M.Hicham Seffa, Directeur Général d'Attijari bank, Khaled  Kaddour, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hichem Elloumi, premier vice-président de l'UTICA et M. Imed Hammami, ministre de l'Industrie et des PME. 

Programme PROSOL Thermique et Electrique 

La convention signée qui  s'étale sur 5 ans mettra à la disposition  des clients résidentiels de la STEG une nouvelle ligne de crédits de 361 millions de dinars dont 179 millions pour le programme PROSOL Thermique et 182 millions pour le programme PROSOL Electrique avec des conditions préférentiels.

Pour la troisième fois consécutive, Attijari bank confirme son engagement à la politique nationale  d'encouragement à l'utilisation des énergies renouvelables et sa volonté à accompagner les projets gouvernementaux. 

530 mille  m2  supplémentaires de chauffe-eaux solaires à l’horizon de 2021

L’Agence Nationale  pour la Maîtrise de l’Energie « ANME », en collaboration avec la STEG œuvre  pour  booster davantage l’effort national en matière de maîtrise de l’énergie.  Ils prévoient également par le biais de cette enveloppe la réalisation de 530 mille  m2  supplémentaires de chauffe-eaux solaires à l’horizon de 2021 et la production de 85 Mégawatts Crête générées par les installations photovoltaïque.   

7 millions de dinars de  dettes  impayées

Prenant la parole, Moncef  Harabi, PDG de la STEG a  souligné qu’en dépit de la situation  économique difficile que traverse la société en plus des  dettes impayées des clients (bénéficiaires du programme de la rationalisation des énergies renouvelables) qui s’élèvent à 7 millions de dinars.

D’autre part, Hicham Seffa, DG d'Attijari bank a indiqué c’est le troisième contrat cadre signé avec  la STEG.  

« Cette convention met en œuvre un projet qui représente une vision éclairée de la STEG, du ministère  de l’énergie et de l’AMNE. En fait, c’est un projet qui inspire également énormément des pays.  Réellement, c’est une prouesse pour nous tous. Un programme qui trouve toute sa signification dans ses portées économiques à travers la création de plusieurs postes d’emploi et  beaucoup d’entreprises  dans le tissu qui tourne autour des énergies renouvelables et des installations. Aussi bien, ce projet intervient  dans la rationalisation du stress énergétique par ce qu’aujourd’hui, l’énergie coûte cher au niveau du budget d’Etat  tandis que l’énergie solaire n’est pas tributaire du cours du change ni du baril de pétrole », a-t-il précisé. 

De son côté, Hichem Elloumi, premier vice-président de l'UTICA a salué l’effort de la STEG  en dépit de la fragilité de sa situation financière. Il a fait savoir que malgré l’ampleur de ce programme, il y a encore du pain sur la planche. «  Il faut atteindre la vitesse de croisière. La dépréciation du dinar a énormément  touché les entreprises. Donc, il faut régulariser le dossier d’appels d’offres tout en appuyant la formule des révisions des prix. On a déjà contacté le gouvernement à ce  sujet vu l’urgence de cette étape », a expliqué M.Elloumi. 

Pour sa part, Khaled Kaddour, ministre de l’Energie  a  indiqué que l’évolution effrénée  des prix des hydrocarbures, a beaucoup  impacté le budget d’Etat.  Citons l’exemple de l’augmentation du prix d’un baril du Pétrole de un dollar. Cette augmentation a coûté à l’Etat presque  100 millions de dinars. 

Et d’ajouter : « Pire, aujourd’hui, le prix de l’énergie est aux alentours de   64 dollars/baril : le prix a augmenté de 10 dollars/baril par rapport au mois dernier, ce qui a affecté très négativement le budget de l’Etat. J’ai présenté ces chiffres  pour  faire comprendre que la situation est délicate. Par conséquent, le développement des énergies renouvelables   ainsi que  l’économie dans l’énergie  représentent  au moment présent un choix stratégique en Tunisie et il n’est pas question de revenir en arrière étant donné l’insuffisance  des ressources naturelles en hydrocarbures dans notre pays ».  

Khouloud AMRAOUI