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L’ARP peine à élire le président de l’ISIE

Une énième tentative vouée à l’échec

Dimanche 29 Octobre 2017
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Bien que tous les Tunisiens ne veulent pas perdre espoir et pensent que les politiques vont, enfin, penser à l’intérêt du pays, le résultat était vraiment attendu. Même durant la séance plénière tenue vendredi, les illustres membres de l’Assemblée des représentants du peuple ne sont pas parvenus à élire le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.
Lors de cette séance plénière, le président du parlement Mohamed Ennaceur a dû jeter l’éponge, tout en annonçant le report de l’élection, à demain.
A l’issue du vote du premier tour, deux candidats étaient qualifiés au second et qui sont Najla Brahim et Mohamed Tlili Mansri. Aucun des six candidats n’a obtenu le nombre de voix requis, soit 109 voix.
Plus tôt dans la journée, le président de l’ARP a annoncé que Nabil Laazizi et Farouk bou Asker ont obtenu 0 voix chacun, Anis Jarboui et Nabil Baffoun ont obtenu 2 voix chacun, Najla Brahim 48 voix et Mohamed Tlili Mansri 95 voix. Cela ne peut que prouver les jeux de coulisses et les manigances pour faire main basse sur cette institution républicaine par excellence.
A deux reprises, les candidats en lice pour ce poste n’ont pas réussi à obtenir la majorité requise de 109 voix, faute de consensus autour d’un seul candidat et en raison de l’absence de la moitié des députés lors des plénières.
Une première séance plénière s’était déroulée, le 25 septembre 2017, pour l’élection d’un président à la tête de l’ISIE.
Après le retrait de la candidature de Adel Brinsi, les candidats en lice pour la présidence de l’ISIE étaient Nabil Baffoun, Nabil Laazizi, Mohamed Tlili Mansri, Anouar Ben Hassan, Farouk Bouasker et Anis Jarboui.
Aucun candidat n’a réussi à obtenir la majorité requise de 109 voix au cours de cette plénière.
Ayant obtenu le plus grand nombre de voix, Anis Jarboui (78 voix) et Nabil Baffoun (76 voix) ont été contraints à un deuxième tour de scrutin pour le 26 septembre 2017.
Ce deuxième tour était à son tour infructueux. Anis Jarboui avait obtenu 68 voix, tandis que Nabil Baffoun 73 voix, ce qui est au-dessous de la majorité requise.
Les membres du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et les présidents de groupes parlementaires avaient décidé, le 5 octobre 2017, de rouvrir la candidature pour la présidence du conseil de l’ISIE.
Le dépôt de candidatures pour la présidence du Conseil de l’Instance supérieure indépendante pour les élections a été ouvert le 5 octobre 2017 et s’est poursuivi jusqu’au 12 octobre 2017.
L’ARP avait annoncé, le 13 octobre 2017, la liste des candidats en lice pour la présidence du Conseil de l’ISIE. Il s’agit d’Anis Jarboui, Farouk Bouaskar, Mohamed Tlili Mnasri, Nabil Azizi, Nejla Brahem, Nabil Baffoun et Anouar Ben Hassan qui a retiré jeudi sa candidature à ce poste.
Réunis mercredi, les présidents des blocs parlementaires ont commencé à aboutir à un consensus autour d’un président à la tête de l’ISIE, selon le président du bloc parlementaire du Mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri. Les parties prenantes de cette réunion ont recommandé au bureau de l’ARP de tenir le 27 octobre une séance plénière consacrée à cet effet, a-t-il dit.
«Cette plénière ne devrait aucunement être levée sans aboutir à l’élection d’un président de l’ISIE», a-t-il indiqué.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, mercredi, de son bureau exécutif, Ennahdha a dit soutenir les concertations en cours entre les blocs parlementaires pour parvenir à un consensus autour d’un candidat à la présidence de l’ISIE au cours de la séance plénière prévue vendredi.
Il s’agit d’un «pas nécessaire pour que l’instance puisse se consacrer aux prochaines échéances électorales, notamment les municipales», a indiqué le parti.
Ce feuilleton connaîtra-t-il une fin, c’est peu probable s’il n’y a pas de consensus entre les deux partis de la coalition gouvernementale, Nidaa Tounès et Ennahdha, qui s’affrontent, au lieu de s’unir, parce que chacun de ces deux partis cherche à placer son candidat à la tête d’une instance qui se veut indépendante, démocratique et au service du peuple.

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