Appel urgent à la concertation avec les professionnels - Le Temps Tunisie
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La Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI) et le PLF

Appel urgent à la concertation avec les professionnels

Vendredi 27 Octobre 2017
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• « Soutien indéfectible à Mme Wided Bouchamaoui, Présidente de l’UTICA, qui menace de quitter le pacte de Carthage », affirme Fahmi Chaâbane, Président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI)

Lors d’une conférence de presse tenue hier au siège de l’UTICA, Fahmi Chaâbane,  Président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI) a annoncé officiellement le rejet  catégorique par la Chambre de l’augmentation de la  TVA imposée au secteur immobilier  qui passe de 18% à 19% dans le projet de loi des finances 2018 sans aucune concertation préalable avec les professionnels du secteur, tout en qualifiant cette décision de « procédure abusive ».  Et d’ajouter : «  On soutient  carrément la  position   de  Mme Wided  Bouchamaoui, Présidente de l’UTICA,  qui  a  menacé de quitter le pacte de Carthage ».  

Dans  ce cadre, M. Chaâbane  a appelé tous les ministères, les autorités et les départements concernés à réviser  cette imposition  vu ses contrecoups néfastes sur le secteur immobilier en général. 

Il a appelé les députés et la commission des finances à tenir une réunion d’audition avec les représentants du secteur pour prendre connaissance de leurs doléances et autres propositions. Ila de même relevé les incidences « dangereuses »  de cette décision, qui ne fera qu’approfondir encore plus la crise  qui sévit dans le  secteur immobilier ainsi  que   la détérioration du pouvoir d’achat des citoyens qui vont chèrement payer la facture. Paradoxalement, cette imposition pourrait profiter davantage au secteur informel qui représente actuellement 82% des logements disponibles a-t-il aussi souligné. 

L’état des lieux du secteur  ne présage rien de bon. « Nous  persistons à rejeter cette  disposition qui ne peut qu'approfondir la crise économique que traverse le pays. Au cas où cette décision serait adoptée par l’ARP  cela entraînera des retombées  catastrophiques  sur le secteur », a-t-il  martelé.

«  Le secteur souffre déjà  d’un problème  lié au ralentissement du marketing.  Aujourd’hui, le promoteur immobilier souffre de contraintes majeures, dont la déprécation du dinar passant de 2200 D en 2011 à 3000 D pour un Euro à l’heure actuelle. Cela a beaucoup affecté  le promoteur  puisqu’il se trouve obligé  d’importer la matière première de l’étranger. Sans parler  de la main d’œuvre qui souffre d’ un manque affligeant en particulier au niveau de la main  d’œuvre qualifiée. Sans parler également de la lourdeur de l’administration. Avant 2011, nous obtenions  notre autorisation en 45 jours, aujourd’hui, nous  devons attendre presque entre un et deux ans pour avoir l’avoir », a expliqué Fahmi Chaâbane. 

Le secteur en chiffres 

Le secteur immobilier a fourni 25 % des demandes du logement social. Il représente 14% du total des investissements annuels du pays. Il  représente aussi 12,6% de la valeur ajoutée de l’économie nationale. 8% du total des crédits offerts, d’où une importante liquidité pour les banques. 

Les crédits accordés au profit des promoteurs immobiliers  s’élevaient à 4652 MD en 2016 contre 4219 MD en 2015.  Celle des crédits accordés pour acquérir un logement était de l’ordre de 9124 MD en 2016 contre   8232 MD en 2015. 

Khouloud AMRAOUI  

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