Du côté du prétoire - Le Temps Tunisie
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Du côté du prétoire

Dimanche 8 Octobre 2017
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Au Palais de Justice : 1924: le procès de M’hamed Ali El Hammi, une parodie de justice

« Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi, mais elle doit être loi parce qu’elle est juste  ».

Montesquieu

Au Palais de Justice : 1924: le procès de M’hamed Ali El Hammi, une parodie de justice
Ce fut suite aux évènements sanglants  d’octobre 1924, et la grève  qui eut lieu sous l’égide de la Confédération générale des travailleurs (CGTT) que s’ouvrit le procès de M’hamed Ali El Hammi ,   et ses camarades arrêtés par les autorités coloniales de l’époque. Plusieurs avocats tunisiens qu’on appelait « défenseurs » parce qu’ils étaient titulaires des diplômes français, se sont portés volontaires pour défendre les accusés, dont Me Taïeb Jmaiel et Salah Farhat, qui ne rataient aucune occasion pour dénoncer les injustices et les exactions du colonialisme.
Mais le verdict était sévère, et  cela a été toujours le cas dans tous les procès politiques. Dix ans d’exil pour M’hamed Ali .Ses camarades, considérés comme complices  sont  condamnés à l’exil ou à de lourdes peines  de prison.
Taxé de communiste, Mhamed Ali  a toujours  déclaré qu’il   n’appartient à aucun parti politique   en affirmant  que  sa tache consiste  à « organiser et défendre les intérêts du prolétariat tunisien exploité par le capitalisme  mondial ».
Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis,  mais les syndicalistes convaincus ont continué sur les pas de leur  prédécesseur et  subi les mêmes persécutions toute proportion gardée et selon l’époque et le régime en place. Certains  l’ont  cher payé, à l’instar de Farhat Hached, assassiné par les autorités coloniales ou Habib Achour, le vieux lion qui  a affronté les obstacles de toute nature sans jamais renoncer  au but qu’il s’était fixé : la défense des droits des travailleurs. Jusqu’au bout , qu’ils fussent traqués matraqués ou décimés.

« De la retenue messieurs les défenseurs de la veuve et de l’orphelin » ! Dixit le bâtonnier 
Le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Ameur Mehrezi, a appelé, lundi 2 octobre 2017, ses confrères  à plus de retenue dans les échanges sur les réseaux sociaux.
Il a même  a appelé, dans un communiqué,  les présidents des sections régionales      à lutter contre la « dégradation des discours publiés sur les réseaux sociaux » en  ne manquant pas de souligner  qu’il n’hésitera pas à  prendre les mesures inhérentes aux prérogatives qui lui sont conférées,     mettre un terme aux dépassements, et ce dans le but de préserver le prestige de la profession.
Avec le développement des réseaux sociaux, les avocats dans la plupart des pays  où le recours à ces réseaux est devenu d’usage commun, cherchent à se faire connaître et à   conquérir et  développer une  clientèle potentielle.  Une avocate, associée d’un  cabinet français, a révélé que :   c’est par l’intermédiaire d’un échange de messages privés sur le plus célèbre des réseaux sociaux qu’elle est parvenue à décrocher un nouveau dossier   Selon une étude d’un  spécialiste du secteur « Même s’ils ne constituent pas, à la base, une population très numérique, les avocats ont compris qu’une présence active sur les réseaux sociaux montre qu’ils sont pleinement inscrits dans leur temps »,
Cependant ce sont les dépassements et les abus qui ternissent   l’image de la profession qui sont à déplorer.
Dans cette perspective, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Tlémcen, Me Tahar Reguig, avait en  février dernier  ,  interdit aux juristes d’utiliser les réseaux sociaux, menaçant de suspension et de mesures «correctionnelles» ceux qui ne respectent pas sa décision, selon un document signé en son nom.
«Il est strictement interdit à l’avocat d’utiliser son nom ou un pseudonyme sur les réseaux sociaux», lit-on dans le document. «Tout commentaire en rapport avec les avocats ou le droit sur ces sites est interdit»,  

Pôle judiciaire : Les tribulations d’un ex-ministre des Affaires étrangères
Le Parquet général a demandé au juge du pôle judiciaire financier d’inculper, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem Bouchlaka dans l’affaire du Don chinois connu par le scandale du Sheraton Gate   
L’affaire a éclaté suite à  un don  de 5 millions de dollars, que la Chine  a fait  à la Tunisie en 2012,  pour l’aider à organiser une Conférence sur le Forum Chine/Afrique .  Rafik Bouchlaka n’aurait  pas déposé l’argent dans le compte adéquat. Par ailleurs  la blogueuse, Olfa Riahi a révélé en même temps  le scandale de l’hôtel du Sheraton situé près du siège du ministère des Affaires étrangères où logeait  l’ex ministre   aux frais du ministère.
Deux chefs d’inculpations ont été donc  retenus contre le dirigeant du Mouvement Ennahdha, à savoir l’usage de sa fonction pour se procurer des avantages au détriment de l’Etat et l’utilisation illicite des fonds publics.
Le parquet a demandé au juge d’instruction d’émettre les mandats nécessaires à ce sujet

Ces nobles figures qui s’en vont
Déjà quarante jours  depuis le décès de Me Mourad Blaiech, avocat à la cour de cassation qui nous a quittés le 22 août dernier. La commémoration du douloureux évènement   a été organisée par l’ordre national, à la « Maison de l’avocat », boulevard Bab Benat, le 5 octobre dernier, et au cours de laquelle  le bâtonnier Ameur Meherzi a évoqué les grandes qualités du défunt. Paix à son âme

Nous apprenons également   le décès :
De la sœur de Me Chafik Gdoura,  avocat à Sfax.
Le défunt a été inhumé vendredi dernier, au cimetière de Sfax
Puisse Dieu Le Tout Puissant,  lui accorder sa Miséricorde  et l’accueillir en son éternel Paradis.
 Ahmed NEMLAGHI

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