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2018

La FTH dénonce :

une loi de finances pour achever le tourisme

Vendredi 29 Septembre 2017
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La FTH s’alarme des mesures visant spécifiquement le secteur touristique, fortement ébranlé et en grande difficulté depuis 7 ans. L’année 2017 connaît un début de reprise, mais les chiffres sont encore loin de ceux de 2014 (-26%), et encore très loin des réalisations de 2010. Le projet de LF 2018 ne fait que confirmer le désintérêt de l’Etat pour un secteur des plus stratégiques, fortement pourvoyeur de devises étrangères. Les mesures de cette LF2018 vont inévitablement entrainer des fermetures d’hôtels et la perte de milliers d’emplois.
1/ Hausse de la TVA:Les contrats avec les Tours Opérators se négocient un an à l’avance, en prix TTC fermes et non révisables. C’est une pratique internationale du secteur. Les contrats 2018 sont déjà signés et toute hausse de la TVA sera exclusivement supportée par l’hôtelier qui, aujourd’hui, n’en a plus les moyens. La FTH demande donc des dispositions transitoires pour que son application démarre en 2019.
2/ Taxe de 3DT à la nuitée : Cette taxe a déjà été remplacée en 2015 par une taxe de 20DT sur les billets d’avions et de bateaux. La remettre en 2018 revient donc à une double imposition.En se basant sur les chiffres de 2014, année de référence, cette taxe rapporterait à l’Etat 72 millions de dinars dans le meilleur des cas.
La FTH propose son remplacement par l’une des deux options suivantes :
Revaloriser la taxe sur les billets d’avions et de bateaux qui passerait de 20DT à 30DT (environ 3€ de plus) moyennant des dispositions transitoires. Cela rapporterait au moins 80 millions de dinars aux caisses de l’Etat
Réactiver le timbre de 30DT à la sortie du territoire, sauf pour les Maghrébins. Le mécanisme est déjà rodé et les timbres déjà imprimés. Cela rapporterait 90 millions de dinars à l’Etat.
3/ Hausse des droits de consommation sur l’alcool
La FTH propose, en remplacement, une augmentation significative des droits annuels des licences d’alcool pour les grossistes et détaillants type supermarchés, hypermarchés et autres débits d’alcool, ainsi que pour les hôteliers et restaurateurs.
Encore une fois, l’Etat choisit la facilité de prélever chez les entreprises en règle alors que 50% de l’économie tunisienne se fait sur le marché parallèle sans que des mesures efficaces ne soient prises !!!