Le secteur pétrolier s’en sort mieux, mais….. - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 20 Juin 2018

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L’indice mondial de gouvernance des ressources naturelles 2017

Le secteur pétrolier s’en sort mieux, mais…..

Mercredi 12 Juillet 2017
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L’Institut de gouvernance des ressources naturelles (NRGI)  a publié hier le rapport de l’indice de gouvernance des ressources naturelles 2017,  où   assistaient Ridha Bouzouda, ancien directeur général de l’énergie auprès du ministère de l’Energie et des Mines, Kais Mejri, ancien directeur général de l’unité de gouvernance auprès du ministère de l’Energie et des Mines et actuellement directeur général de la gouvernance auprès du ministère de l’Industrie et du Commerce, Koutheir Bouallegue, Secrétaire général de l’Instance anticorruption INLUCC et Wissem Heni, NRGI Tunisia Program Officer.  

L’indice minier  tunisien placé  au 48ème  rang   au sein des 89 pays évalués 

Selon le rapport présenté au cours de cette rencontre,  l’indice minier de la Tunisie se  situe en dessous de la moyenne avec une note de 46 points sur 100, ce qui la place au 48 ème rang   au sein des 89 pays figurant dans la liste. 

Cet indice, selon Wissem Heni, Directeur du bureau de NRGI en Tunisie, évalue le contrôle de l’activité minière  de la Tunisie,  faisant ressortir peu de progrès en matière de réformes depuis la révolution de 2011.  En revanche, le secteur pétrolier s’en sort mieux, en partie en raison des divulgations d’information y afférentes  accrues de la part du gouvernement.  

Le secteur pétrolier et gazier tunisien occupe  la  26ème   place parmi les 89 évaluations réalisées

Dans le même contexte, les  initiateurs du rapport  révèlent qu’en dépit des troubles actuelles pénalisant la production dans quelques régions du sud, la performance du secteur pétrolier et gazier de la Tunisie  s’en sort un peu mieux que le secteur minier et se voit attribuer une note de gouvernance de 56 points sur 100, ce qui la place au premier rang dans la région MENA et 26 éme parmi les 89 évaluations réalisées par la NRGI. 

Trois principaux critères ont été pris en compte dans le classement des pays. Il s’agit de la réalisation de la valeur (gouvernance de l’attribution des droits d’extraction, la prospection, la production, la protection de l’environnement, le recouvrement des recettes et les entreprises publiques) ; la gestion des revenus (budgétisation nationale, partage infranational des revenus des ressources naturelles et les fonds souverains) ; et les conditions générales de gouvernance du pays concerné.

Dans le même sillage, l’évaluation des entreprises publiques figurant dans l’indice  attribue à la Compagnie de Phosphate de Gafsa (CPG) une note insuffisante de 35 points sur 100  qui la place au 55 ème rang parmi les 74 entreprises publiques évaluées. Les résultats ont  aussi  dévoilé aussi que sur toutes les entreprises publiques de la région MENA, la CPG figure au dixième rang  talonnant l’Egyptian General Petroleum Corporation de l’Egypte  pour figurer aussi au 17 éme rang parmi les 22 entreprises publiques du secteur minier évaluées au niveau mondial. Elle se situe à 50 éme place derrière OCP, l’entreprise géante marocaine des phosphates.

D’autre part, Wissem Heni a précisé que les résultats  font ressortir aussi que  l’industrie pétrolière et gazière tunisienne fonctionne de manière satisfaisante en termes de réalisation de la valeur. Ce résultat  est corroboré  par une note de 80 sur 100 pour ce qui concerne l’imposition, soit la note la plus élevée de tous les pays de la région MENA évalués pour leur politique dans ce domaine. Le secteur a également obtenu une note très élevée au titre des dispositions juridiques relatives à la responsabilité et la transparence.

Khouloud AMRAOUI

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