Irak: Des heurts entre la police et des manifestants à Bagdad - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 10 Décembre 2017

Suivez-nous

Dec.
12
2017

Irak

Irak: Des heurts entre la police et des manifestants à Bagdad

Dimanche 12 Février 2017
نسخة للطباعة
Plusieurs blessés
Irak: Des heurts entre la police et des manifestants à Bagdad

Les forces de sécurité irakiennes ont fait usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc hier pour disperser des manifestants qui tentaient de se diriger vers la Zone verte, secteur fortifié dans le centre de Bagdad, faisant plusieurs blessés, a indiqué la police.

Des milliers de manifestants, essentiellement des partisans du chef chiite Moqtada Sadr, se sont rassemblés au cœur de la capitale irakienne pour réclamer des réformes électorales avant un scrutin provincial prévu en septembre. La manifestation a débuté pacifiquement et plusieurs orateurs se sont exprimés devant une foule nombreuse place Tahrir. Mais des manifestants ont par la suite tenté par la force de franchir un cordon policier sécurisant la voie principale conduisant à la Zone verte.

La police a fait état de 11 blessés parmi les manifestants, touchés par des balles en caoutchouc ou des grenades lacrymogènes. Des dizaines de cas de suffocation ont également été soignés. Des images de la télévision ont montré au moins deux personnes qui semblaient grièvement blessées à la tête.

Les manifestants avaient reçu le feu vert de Moqtada Sadr pour une escalade de leur mouvement de contestation. « Si vous voulez vous approcher des portes de la zone verte pour affirmer vos revendications et les faire résonner auprès de ceux de l'autre côté de la clôture (...) vous pouvez », a dit le dignitaire chiite dans un communiqué.
Il a encouragé les manifestants à y rester jusqu'au coucher du soleil, mais les a prévenus de ne pas essayer de forcer leur entrée dans la zone fortifiée.

L'an dernier, les partisans de Sadr avaient envahi à deux reprises la Zone verte, qui abrite la commission électorale ainsi que l'essentiel des institutions clés de l'Etat. Moqtada Sadr, descendant d'une influente famille religieuse, s'est réinventé comme un champion des réformes en Irak après être devenu populaire en se rebellant par les armes contre les Américains à la suite de l'invasion de l'Irak en 2003. Il a appelé le Premier ministre Haider al-Abadi à répondre aux revendications de la contestation. Les protestataires, qui appellent depuis des mois à de profondes réformes politiques, estiment notamment que la loi électorale en vigueur sert les intérêts des grands partis qu'ils accusent de corruption et de népotisme et jugent que la commission n'est pas indépendante.

 

Selon le PM irakien: Bagdad ne participera à aucun conflit

L'Irak ne participera à aucun conflit, qu'il soit régional ou international, a fait savoir hier le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi après un entretien téléphonique avec Donald Trump où les tensions avec l'Iran ont été abordées.

"L'Irak est très soucieux de préserver ses intérêts nationaux (...) et ne souhaite participer à aucun conflit régional ou international qui déboucherait sur un désastre pour la région et pour l'Irak", a déclaré Haïdar al Abadi à la télévision publique.

Vendredi, la Maison blanche avait indiqué que le président américain et Haïdar al Abadi avaient "évoqué la menace que représente l'Iran dans toute la région". Il s'agissait de leur premier entretien téléphonique depuis l'arrivée du milliardaire républicain à la Maison blanche le 20 janvier dernier.

Les services du Premier ministre irakien ont également donné vendredi une lecture de l'entretien, qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, sans mentionner spécifiquement l'Iran.

Mots-clés: