Un crédit de confiance ? - Le Temps Tunisie
Tunis Jeudi 23 Novembre 2017

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Nov.
23
2017

Chronique

Un crédit de confiance ?

Mardi 29 Novembre 2016
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Combien même tous les indicateurs seraient au rouge, et ils ne le sont pas, n’en déplaise à tous les rabat-joie sous la comète, qui adorent jouer les pleureuses éplorées, parce que ça fait chic, par les temps qui courent, de prédire les banqueroutes, bien avant d’avoir prévu quoique ce soit pour les éviter, histoire de ménager l’huile de coude qui n’aurait pas très bonne presse aujourd’hui, où chacun est pressé de tirer son épingle du jeu, sans avoir à mouiller sa chemise, sous nos douces latitudes, qui en ont vu d’autres mais qui préfèreraient, pour une fois, jouer la partition sur un autre tempo, « Tunisia 2020 » représente une chance, pour l’investissement.  Et une planche de salut pour tous ceux qui cherchent effectivement, à éviter le naufrage, sachant que la barque chavire mais ne prend pas l’eau de toutes parts, parce qu’il y a des garde-fous, -à savoir les institutions de l’Etat- qui sont assez solides, pour parer au danger, en cas de besoin.
Ni blanc, ni noir.  Ni gris. Parce que les promesses de l’aube peuvent aboutir, pourvu que la chance vous sourit jusqu’au crépuscule. En ce moment-là, il faudra juste savoir décoder tous les signes, pour pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie, et se ménager une belle opportunité pour baliser un chemin, qui serait meilleur, vers cet avenir qu’il convient d’écrire aujourd’hui, en évitant de regarder derrière-soi, pour ne pas être changé en statue de sel. Ce ne serait pas, à proprement parler, très judicieux, lorsque tous les regards convergent vers cette Tunisie de toutes les attentes, de tous les espoirs, qui va recevoir des invités de marque, venus de multiples ailleurs, lesquels doivent également être à la hauteur d’un pareil évènement, qui ne doit pas servir de paravent, pour masquer toutes les déroutes, mais constituer un vrai catalyseur, pour impulser l’économie d’un pays, petit par sa superficie mais grand par son Histoire, et qui refuse également, de s’en laisser conter.

Samia HARRAR