En 1978, Hichem Djaït écrivait une lettre où l’amertume le disputait à une espèce de fascination face à l’inconnu. Comme il l’a affirmé dans une longue interview à notre consoeur La Presse, il s’agissait de poser la question de la démocratie « sa nécessaire maturation et les conditions d’intériorisation du jeu démocratique ». Mais avec le Printemps tunisien ces craintessont-elles encore justifiées ? En d’autres termes les forces démocratiques sont-elles assez outillées pour faire aboutir le processus et pour ne pas abdiquer face à ce que d’aucuns perçoivent déjà comme le son d’un glas, la fin d’un rêve face à l’avancée inexorable d’un système nouveau qui s’abreuveradans celui qu’il a toujours combattu ?
Il n’y a pas, en effet, une « création magique du présent ». Mais il n’est pas sûr que la dialectique de l’Histoire soit infaillible. Quand la Tunisie s’est installée dans la dictature après la chute de Carthage, elle s’y est complue durant trois mille ans. Par ricochet, il n’est pas évident qu’elle ne puisse pas, enfin, s’installer dans une longue et irréversible démocratie, seule alternative, partout, d’une Humanité certes devenue exsangue avec la globalisation et la montéede la précarité mais, partout, assoiffée de liberté, de démocratie, d’égalité et de droits de l’Homme.
C’en est fini de la rhétorique servieaux miséreux selon laquelle les droits de l’Homme ne peuvent être qu’économiques. Ce concept a fait son temps. Sauf qu’il est en train de revenir en catimini dans le discours officiel alors que les Tunisiens l’ont dépassé. Ils ne font pas plus cas du manque d’eau, d’électricité et de la montée des prix, que des discours politiques fallacieux. A peu de frais, les Tunisiens voient ramper un nouveau discours totalitaire.
Pourquoi nous installons-nous alors dans une logique de guerre idéologique.
Par quel phénomène se pose-t-on des questions inquiètes sur la Tunisie de demain ? Pourquoi l’avenir n’est-il plus ce qu’il était au lendemain du 14 janvier ? Et qu’attend-on pour réinstitutionnaliser l’Etat et pour dire que nous n’irons nulle part ailleurs que dans le havre de la démocratie ?
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VERITE
REMISE À REZO Le: 04/09/2012
Cinquante ans durant, la majeure partie du peuple tunisien a été dominée, domptée, manipulée, exploitée pour être finalement figée dans sa misère des années 40/50.
Toute cette panoplie d’asservissements lui fut imposée par deux générations de dictateurs-criminels (n’est-ce pas Messieurs Béji C. SEBSI et autres grands dirigeants au sein des partis PSD + RCD ?). Le PSD et le RCD étant comme père et fils. Exactement comme Bourguiba et Z. BEN ALI ; l’un créa l’autre.
Malheureusement pour l’histoire du journalisme en Tunisie, tous les organes de la presse (Radios, Télé et Journaux) ont été « les outils les plus utilisés » pour assurer l’ancrage et la survie de cette Dictature. Leur rôle se limitait à doper le bon peuple afin de l’inciter à se soumettre à une dictature sans fin.
Le recrutement et la promotion professionnelle des journalistes avaient fini par être basées sur « les performances personnelle dans le domaine de la propagande persuasive ».
Offrir une entière liberté d’expression out d’action à ces mêmes journalistes (les survivants), dans nos médias, équivaut un har-akiri pour notre pauvre révolution.
daassi
Démocratie fantoche Le: 05/09/2012
Vous n'êtes pas content Monsieur Khalsi de cette démocratie qui tire ses sources du wahhabisme saoudien ? Attention, si vous continuez, le calife d'Arabie risquerait de vous jeter dans ses geôles, comme il n'a pas hésité de le faire avec Fehri et d'autres tunisiens... En attendant de former ses futurs coupeurs de têtes, qui remplaceront ses amateurs de gourdins, métier sacré et bien rémunéré dans ces démocraties fantoches.