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Récits du Coran

Les commandements d’ALLAH

1- Egard et bonté envers les parents (suite)

 

« Sois patient ! Allah t’y aidera. Ne t’afflige pas aux sujets des mécréants et ne te laisse pas abattre par leurs manœuvres !


ALLAH est avec ceux qui le craignent et qui se surpassent à bien faire ». (Annahl – V.128)

 

 Al Ihcen ou bonté, commence par les égards envers les parents. Cela dit, eux aussi, devront faire preuve de bonté en se comportant avec amour envers leurs enfants.

 

Cela fait partie de la loi de la nature qui fait cette continuité des générations.

 

Dans le verset 23 de la sourate Al Isra, il est bien spécifié que cette humilité dont doivent faire preuve les enfants envers leurs parents est par égard à ce qu’ils ont enduré pour les élever.

 

« Ô, Mon Seigneur, fais-leur Miséricorde comme il m’ont élevé tout petit ». Ce verset parait comme le corollaire du verset précédent où il est énoncé qu’il faut preuve de bonté envers les parents.

 

Est-ce à dire, que les parents qui n’ont pas élevé leurs enfants ne méritent cette bonté ?

 

Les avis des Ulémas sont partagés là-dessus.

 

D’aucuns estiment que l’attitude d’un enfant envers ses parents est inconditionnelle. Il doit de toutes les façons faire preuve de bonté envers ses parents quels que soient leurs comportements envers lui.

 

D’autres pensent au contraire que les parents qui ont élevé un enfant ont plus de mérite que ses parents génétiques.

 

A plus forte raison s’il s’agit de parents mécréants.

 

Quand le père d’Ibrahim a refusé d’abandonner le polythéisme, son fils a prié Dieu pour qu’Il lui pardonne.

 

 

« Seigneur ! Pardonne-moi ainsi qu’à mon père, et à ma mère et aux croyants au jour du Jugement dernier ».

 

(Ibrahim – Verset 41)

 

 

Toutefois, son père refusa de le suivre et Dieu n’exauça pas les vœux d’Ibrahim sur ce point.

 

En tout état de cause, Ibrahim a fait son devoir.

 

Car, en réalité, « Arrahma » qui veut dire la clémence vient de « Rahim » la matrice.

 

Le mot « RAHMANE » qui est un attribut de Dieu est de la même racine.

 

Le Prophète Mohamed a toujours incité à raffermir les liens matriciels (SILET ERRAHIM). Il est, donc, du devoir des enfants de faire preuve de bonté à l’égard de leurs parents génétiques.

 

Quand bien même ces derniers auraient failli à leur devoir d’éducation envers eux.

 

Dans un Hadith tiré du recueil d’Al Boukhari et Moslem, le Prophète s’est exclamé à un fils venu se plaindre de son père, qui lui aurait soustrait de l’argent frauduleusement :

 

 

« Toi, avec tous tes biens, tu appartiens à ton père ! »

 

Dans un autre Hadith bien connu, concernant la mère, il est énoncé :

 

« Le Paradis est sous les pieds des mères.

 

C’est la mère génétique qui est visée dans le Saint Coran, en égard à l’endurance dont elle fait preuve pour mettre un enfant au monde.

 

« Nous avons commandé à l’homme (la bienfaisance) envers son père et sa mère : sa mère l’a porté subissant pour lui peine sur peine. Son sevrage a lieu à deux ans.

 

Sois reconnaissant envers moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination »

 

(Loqman – Verset 14)

 

 

Evidemment, si les parents sont des mécréants, les enfants ne sont pas tenus de les suivre mais ils sont tenus de ne pas les abandonner et doivent continuer à les aider par gratitude pour ce qu’ils ont fait pour eux.

 

« Et si tous deux venaient à m’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéit pas ; mais reste avec eux ici-bas, de façon convenable ».

(Loqman – Verset 15).

 

 

L’Islam voue une extrême indulgence vis-à-vis des femmes essentiellement pour cette raison.

 

Un Hadith bien connu du Prophète Mohamed ne peut confirmer cet état de fait :

 

 

« Les plus vertueux d’entre vous seront aussi les plus affectueux envers leurs femmes ».

 

 

La femme durant la Jihilya (période antéislamique) n’avait aucun statut privilégié. Bien plus certains enterraient vivantes, leurs filles à la naissance.

 

La femme était considérée comme un bien dont on pouvait hériter.

 

Une femme répudiée ne pouvait se remarier qu’avec le consentement de son ex-époux.

 

L’Islam a rétabli la femme dans ses droits, en tant qu’épouse et en tant que mère.

 

Le père est placé au même rang vis-à-vis des enfants qui lui doivent les mêmes égards.

 

Bref, c’est grâce à cette bonté que les liens familiaux se sont perpétués depuis Eve et Adam pour se raffermir au fil du temps et des générations.


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