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Archive  Dimanche 17 juin 2012
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Les professionnels du tourisme crient leur ras-le-bol à l’Avenue Habib Bourguiba


Nous en avons assez de payer les pots cassés

  Les récents agissements violents des extrémistes religieux mêlés à des voyous casseurs et pilleurs révoltent les professionnels du tourisme. Quelque 200 professionnels ont crié hier à partir de 10 heures, à l’Avenue Habib Bourguiba leur ras-le-bol et leur colère contre ces « éléments égarés » et ces anarchistes qui ont donné un coup de poignard dans le dos de l’industrie touristique tunisienne pour capter les feux des projecteurs et se défouler…

Organisée à l’Initiative de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) et de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV), la marche pacifique a été également marquée par la participation de plusieurs hôteliers, agents de voyage, des loueurs de voitures, des autocaristes, des guides, des restaurateurs, des artisans et des employés… Rassemblés devant le siège du ministère du Tourisme à l’Avenue Mohamed V, les manifestants se sont dirigés  vers l’Avenue Habib Bourguiba. Sous un soleil de plomb, ils ont réclamé une réponse ferme des autorités aux violences du début de la semaine qui ont conduit à l’instauration d’un couvre-feu de mardi à vendredi. « Le tourisme est un pilier de l’économie nationale », « Arrêtez le bluff, osez la réalité », « Touche pas au pain de nos enfants », « 400.000 emplois sont menacés », « le tourisme est un secteur sinistré », « Le peuple veut l’application de la loi » peut-on notamment lire sur les banderoles blanches.

 A bout de patience, les manifestants ont affirmé que les violences ont déjà eu un impact négatif sur la saison. « La saison touristique est totalement compromise. Personnellement j’ai enregistré un taux d’annulation de 80% car les tour-opérateurs ne badinent pas avec la sécurité. Nous ne voulons plus voir ces images et ces scènes de guérilla qui rappellent Kaboul ou Qandahar », maugrée Abdelhafid Dami, voyagiste, depuis 1969. Et d’ajouter : « l’actuel ministre du Tourisme n’a rien fait. Le gouvernement est désormais obligé d’utiliser la violence légitime. Il faut sauver l’année 2014 ».

 

 

«L’heure est grave»

 Jeune voyagiste, Riadh Zaâtour appelle, de son côté, le gouvernement à renoncer à son incurie face aux agissements des salafistes et des hors la loi de tout bord. « Nous en avons assez de payer les pots cassés. Nous ne demandons que l’application de la loi pour toute personne qui la défie. Le tourisme c’est le gagne-pain de 2 millions de tunisiens », précise-t-il indiquant que les récentes violences ont eu lieu à l’heure où les professionnels se préparaient à récolter les fruits  de leurs investissements engagés depuis le début de l’année.

 Le président de la FTAV, Mohamed Ali Toumi, a, quant à lui, révélé que « des annulations et surtout un tassement net des réservations » ont été constaté depuis l’instauration du couvre-feu mardi.

 Faisant état d’un taux d’annulation situé entre 5 et 8%, l’hôtelier Mourad M’henni  estime, lui aussi, que « la saison risque d’être compromise ». Il appelle également le gouvernement à prêter une oreille attentive aux professionnels lors d’une réunion de crise qui doit réunir tous les acteurs du secteur autour d’une même table. « Nous comprenons les problèmes dans lesquels se débat le gouvernement, mais il faut sauver l’industrie touristique », plaide-t-il.

 Un cortège de véhicules et bus touristiques s’est déplacé à la fin de la marche pacifique vers le siège de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) au Bardo pour faire entendre la voix des professionnels auprès des élus du Peuple.

 Le tourisme, qui représente 7% du PIB tunisien et emploie directement 400.000 personnes, a connu une crise sans précédent en 2011, dans la foulée de la révolution qui a fait chuter Ben Ali. L’activité a donné des signes de reprise depuis le début de l’année 2012 avec un accroissement des entrées de 51,8% sur les quatre premiers mois, mais la récente flambée de violences alors qu’arrivent les premiers vacanciers de l’été risque de porter un coup dur au secteur.

 A noter que le ministre du Tourisme, Elyes Fakhfakh, a fait état jeudi d’un taux d’annulation de 5% des réservations depuis le début de l’année.

 

Walid KHEFIFI

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sihem   
le sport national c'est de rejeter les causes de son problème sur les autres, dans le cas du tourisme sur le salafistes.       Le: 18/06/2012
alors qu'il fallait pointer du doigt les vrais problèmes du tourisme et surtout de l'hôtellerie et avoir le courage de le dire: comment veut-on que le tunisien réserve d'avance pour avoir droit aux prix T.O- alors que les hôtels pratique les last minutes tarifs. - RESPECTONS NOTRE ENVIRONNEMENT PAR UNE PROPRETE SANS FAILLE ET VOUS ALLEZ VOIR LES TOURISTES - Le véritable problème du tourisme tunisien est celui de ses coûts de production qui ont augmenté d'une façon vertigineuse, et nettement supérieur aux prix de vente. Cette situation critique fait que le secteur est devenu beaucoup moins rentable donc peu attractif pour les investisseurs. Alors, le vrai chantier auquel devrait s'attaquer les agents de voyages, loueurs de voitures, restaurateurs, hôteliers et les autres opérateurs est de voir comment réduire ces coûts de production surtout sans toucher à la qualité: - par la formation et la polyvalence - par l'économie d'énergie - par la rationalisation des approvisionnements - par l'e-tourisme, le e-marketing.. - le gain désormais n'est plus dans le prix de vente mais dans le prix de revient plus dans le sexe mais dans le respect des traditions du pays plus dans la bière et le vin mais dans la propreté et le respect surtout de l'environnement et voila en dernier le vrai problème du tunisien, c'est le refus du personnel hôtelier de l'accepter en tant que client même en période de crise. j'étais en balade avec ma famille sur la plage de Mrezgua a Nabeul, et j'étais tentée de rentrer a l'Hôtel Hammamet Beach, malheureusement par une porte de la plage, sans aucun signe que cette entrée est uniquement réservée aux résidents, pourtant je voulais que connaître les prix des chambres, que dire alors si j'ai voulu boire une café, sachant que les hôtels sont des lieux publics, et leur accès n'est défendu qu'aux malfaiteurs, je me rends compte que chez nous, les tunisiens ne sont pas les bienvenus, de la bouche du chef de sécurité de cet hôtel Monsieur Naanaa. il ne faut pas avoir peur de nommer les choses par leurs noms. Dr Sihem Dhaher


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