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Une motion professionnelle axée sur trois points était présentée à l’issue de cette réunion. Inquiets quant à la situation par laquelle passe cette structure plus particulièrement la propagation du phénomène de la violence, En fait, les syndicalistes ont décidé d’organiser une journée d’action le mercredi 12 février tout en impliquant les parents dans ce débat. « Les établissements du secondaire passent par une période catastrophique », fait observer Ameur Mnejja, secrétaire général du syndicat régional de l’Enseignement Secondaire de Sfax. Il tire la sonnette d’alarme à propos de ce qui se passe dans ces structures supposées former des futures générations averties et bien encadrées scientifiquement.
Ayant pour principale vocation d’assurer une formation de qualité à nos enfants, les lycées passent plus que jamais par une période de crise qui risque même de s’aggraver. Régression des résultats des examens dans les lycées, problèmes de violence et de consommation de stupéfiants dans d’autres. Des établissements endettés et autres sans direction. Un état des lieux le moins que l’on puisse dire inquiétant voire alarmant, car cela ne peut que tirer vers l’arrière nos lycées. Conscients de ces problèmes, les syndicalistes ont décidé d’organiser très prochainement une journée d’action où l’on parlera de la violence tout en impliquant les parents. Et ce parce que « la violence est devenue monnaie courante dans les lycées », déclare M. Mnejja. « C’est même un phénomène alarmant », ajoute-t-il. Car, « elle ne cible pas une catégorie bien déterminée ». Délaissés, mal gérés, les établissements scolaires se transforment même un espace de délinquance. A cet égard, le secrétaire général parle « des problèmes de consommation de stupéfiants ainsi que de la banalisation de quelques comportements dont, la consommation des cigarettes dans la cour », se désole Ameur Mnejja.
Mieux encore, la commission a rendu public un communiqué dans lequel elle attire l’attention sur la violence tout en appelant à diagnostiquer ce phénomène dans les plus proches délais. Dès lors, « une action commune entre les partis politiques, la société civile et les différentes structures doit se faire dans les plus proches délais », laisse entendre le communiqué. « Il importe en fait de mieux comprendre l’état de crise par lequel passent nos jeunes qui ne cessent d’exercer une violence aveugle contre tous ceux qui représentent l’autorité », appelle le secrétaire général du syndicat régional de l’enseignement secondaire de Sfax.
Et le port du Niqab
Ce n’est pas tout. Les syndicalistes ont débattu de la question du port du Niqab dans les établissements scolaires. Ils ont appelé le ministère à publier un texte clair là-dessus. Il s’agit d’ailleurs du troisième point évoqué dans la motion. « Le ministère de l’Education est appelé ainsi à publier une circulaire claire et précise où l’on n’autorise pas le port du Niqab dans les cours et les salles d’examens pour des raisons pédagogiques et sécuritaires », laisse entendre la motion. A cet égard, les syndicalistes considèrent que le ministère de tutelle doit prendre une telle décision dans les plus proches délais pour permettre un bon déroulement des examens nationaux : le concours de la 9ème année et les examens du baccalauréat.
A l’image du pays, les établissements scolaires passent par une crise qui doit faire l’objet d’études et de réflexions sérieuses de la part du ministère de l’Education et des directeurs régionaux tout en impliquant les enseignants et les syndicalistes dans cette démarche. « Il faut en fait mettre en place un comité de pilotage national de toute urgence », appelle M. Mnejja. Un comité qui s’occupera des problèmes dont souffre le secteur et qu’il faut résoudre indispensablement pour assurer une formation de qualité à nos enfants, pour avoir une future génération qualifiée capable de s’imposer dans tous les domaines.
Sana FARHAT
Et les négociations avec les ministères de l’Education, de la Jeunesse, du Sport et de l’Education Physique ?
Les syndicalistes ont réitéré dans la motion leur position concernant l’application des conventions examinées avec les ministères de l’Education, de la Jeunesse et des sports et de l’Education physique. Ils considèrent par ailleurs que les ministères doivent s’engager à les appliquer selon les échéances déterminées, d’ici 2013.
La liberté d’expression
Le respect de la liberté d’expression, les agressions contre les journalistes et les juristes, ont été examinées lors de la réunion. Les syndicalistes ont par ailleurs appelé à un débat national pour faire sortir la Tunisie de la crise socio-économique par laquelle elle passe.
S.F
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