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La maison de Belhassen Trabelsi a été cédée, par le gouvernement, au ministère de la Culture sur sa demande pour la rattacher matériellement et administrativement au Centre des musiques arabes et méditerranéennes et l’utiliser à l’organisation d’activités et de manifestations à caractère musical en rapport avec les attributions du Centre.
A cette occasion, le ministère de la culture a organisé, mercredi 9 novembre, une visite d’information à ce Centre au profit d’un groupe de journalistes de la presse nationale qui ont pu, en même temps, voir la maison confisquée de l’extérieur en attendant d’en visiter l’intérieur après la remise de ses clefs au ministère de la culture par le séquestre judiciaire des biens de Belhassen Trabelsi.
Mr Ezzeddine Bach Chaouch, ministre de la culture, présent à la rencontre, a annoncé aux journalistes la mesure de cession, signalant que cette cession intervient avec l’adoption d’un nouveau cadre juridique plus approprié pour les institutions culturelles chargées de l’action et de l’animation culturelles, comme les Centres culturels. En vertu de ce nouveau cadre juridique, ces institutions et les centres culturels en particulier, à l’instar d’Ennajma Ezzrahara, sont transformés en établissements publics dotés de l’autonomie administrative et financière et bénéficiant à ce titre d’une gestion plus souple leur permettant de s’acquitter au mieux de leur rôle.
La maison de Belhassen Trabelsi, rattachée au Centre des musiques arabes et méditerranéennes ‘’Ennajma Ezzahra’’ à Sidi Bou Said, couvre 550 mètres carrés et comporte un bon nombre de pièces qui seront utilisées pour organiser des séjours de travail au profit des producteurs et des créateurs en matière musicale, en leur permettant de résider dans la maison, le temps de peaufiner des projets musicaux et artistiques qu’ils présenteront à une commission spéciale, devant être créée à cet effet pour examiner ces projets et donner son avis à leur sujet. L’auteur du projet agréé bénéficie d’un séjour de travail dans la maison, le temps de mettre son projet à exécution.
A signaler que Belhassen Trabelsi s’est emparé illégalement d’un lot de terrain de 300 mètres carrés appartenant au Centre pour construire sa maison.
Sur un autre plan, Mr Ezzeddine Bach Chaouch a évoqué le dossier de la Cité de la culture de Tunis, notant qu’il a été convenu avec le ministère de l’équipement de mener à terme le projet de construction de la Cité de la culture de Tunis. Son coût a atteint jusqu’à présent 75 millions dinars. Le projet est réalisé par une entreprise tchèque avec laquelle il a été convenu de le parachever selon les plans dans un délai de deux ans ou d’un an et demi. Son parachèvement nécessite des dépenses supplémentaires de l’ordre de 10 millions dinars, alors que l’exploitation de la Cité de culture de Tunis, après sa réalisation, demandera des dépenses de l’ordre de près de 8 millions dinars par an, pour la maintenance et les salaires des personnels chargés de son exploitation, entre cadres et agents administratifs, directeurs artistiques, et ouvriers.
En attendant la finition , le dossier financier de la Cité de la culture de Tunis est examiné par la commission d’investigation sur la malversation et la corruption sous l’ancien régime de Ben Ali, et elle y a enregistré des abus et des malversations.
Le ministre de la culture a passé en revue les grandes lignes d’un programme arrêté par les services compétents du ministère de la culture pour l’exploitation future de la Cité de la culture de Tunis. Il prévoit son utilisation pour abriter un musée des arts modernes et contemporains destiné à conserver et à exposer le fonds national en tableaux d’arts modernes et contemporains, estimé à quelques 10 mille tableaux réalisés par une élite de peintres tunisiens connus, outre un théâtre d’une capacité de 700 places, une salle de Cinéma pour abriter les manifestations cinématographiques appelées à connaitre un grand essor grâce à la création d’un Centre national du Cinéma et de l’image dernièrement.. Le programme prévoit la réservation d’un espace à la création littéraire, une salle de chorégraphie, et l’aménagement de l’opéra en salle polyvalente pouvant abriter des opéras et autres manifestations artistiques , parallèlement à un café littéraire destiné à être un lieu de rencontre pour tous les créateurs et les producteurs dans les différents domaines culturels.
SALAH BEN HAMADI
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