La parenthèse de Kébili
Commençons par l'équipe nationale qui se trouve en stage, depuis le début du mois de juin, juste après la fin de la compétition nationale. Un premier stage inapproprié quant au choix de la date qui lui a été fixée. Quelle motivation pour des joueurs qui viennent à peine d'en finir avec la pression et le stress pour ceux évoluant en Tunisie, et à plus fort raison pour ceux évoluant en France. Une période réservée d'habitude à un repos salvateur.
Un premier stage donc, avec un premier couac dû au refus de la fédération d'autoriser quatre joueurs, sollicités, à aller prêter main-forte à quelques clubs du golfe en contrepartie de primes entre 30.000 et 45000 dollars US pour une période n'excédant pas deux semaines. Dans quelles conditions psychologiques et morales, ces joueurs vont-ils, dès lors aborder les différents stages de l'équipe nationale ? La surprenante défaite concédée, face aux modestes Autrichiens à Kébili en est la preuve par 9 de l'ambiance qui prévaut au sein du club Tunisie.
Ridha Manaï, dindon, de la farce.
Un autre incident va venir se greffer à cette parenthèse : la sortie en catimini de Ridha Manaï, l'accompagnateur de l'équipe nationale, depuis un certain Mondial 2005 à Tunis, l'homme à tout faire, de cette sélection nationale pour laquelle il a toujours trouvé une solution aux problèmes qui se posent quotidiennement aux joueurs. Ridha Manaï a été poussé vers la sortie pour un problème d'intendance au sujet d'un billet d'avion devant permettre la venue de Hatem Harakati à un stage de l'équipe nationale.
Nous pensons que le problème se trouve ailleurs. En engageant Adnène Belhareth et Riadh Sanaâ comme assistants de Saed Hasanafendic, Ridha Manaï n'aurait plus droit au banc des remplaçants pendant les matches internationaux. Comment le faire savoir à Ridha Manaï ? La solution est là toute prête : on lui refusera toutes ses demandes et c'est Mourad Saïed le trésorier général qui lui refusera ce fameux billet d'avion avec le feu vert du premier responsable de la fédération. Lequel billet d'avion sera accordé après intervention de l'entraîneur national.
En fait, on s'attendait un peu à un tel scénario, à partir du moment où deux assistants ont été désignés dans le seul but de satisfaire et Saed Hasanafendic et quelques membres du Bureau Fédéral. Le premier tenant à avoir à ses côtés Adnan Belhareth, les seconds ayant pris fait et cause pour Riadh Sanaâ. Raison pour laquelle on a partagé la pomme en deux quitte à ce que Ridha Manaï en fasse les frais.
Voilà l'ambiance dans laquelle se prépare notre équipe nationale en prévision des Jeux Africains d'Alger. En attendant les bras de fer entre membres fédéraux pour présider les délégations devant se rendre un peu partout dans le monde pour des échéances internationales officielles impliquant nos sélections au niveau des cadets, juniors et seniors dames. Nous y reviendrons.
Rafik BEN ARFA